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vu dans le parisien dim. 25 mars : Candice se bat pour retrouver sa fille

Mardi 27 mars - 13h41
Depuis trois ans et demi, Candice Cohen-Ahnine, une Française de 35 ans, se bat pour récupérer la garde de sa fille, Aya, 10 ans, qui vit à Riyad avec son père, un prince membre de la famille royale saoudienne.
 
Le 12 janvier, elle a obtenu une première victoire judiciaire du tribunal de grande instance de  qui lui a accordé « l’autorité parentale exclusive » sur l’enfant, dont « la résidence habituelle » a été fixée au domicile maternel. Le combat de Candice Cohen-Ahnine, néanmoins, continue. Le père d’Aya, le prince Sattam bin Khaled bin Nasser al-Saoud, a récemment fait savoir qu’il n’a nullement l’intention de venir en  pour s’expliquer devant la . Une manifestation de soutien à la mère a été annoncée pour cet après-midi devant l’ambassade d’Arabie saoudite en France. L’histoire d’amour entre Candice et le prince Sattam avait pourtant commencé comme un conte de fées. En 1997, en vacances à Londres, la jeune femme de confession juive, âgée alors d’à peine 20 ans, plonge dans l’univers enivrant des boîtes de nuit branchées. Elle y rencontre l’élégant Sattam bin Khaled bin Nasser al-Saoud, qui appartient à la branche cadette de la famille du fondateur du royaume. Ils tombent fous amoureux. Le prince la couvre de cadeaux, la fait voyager à travers le monde. Candice mène alors une « vie de rêve » qui lui fait tourner la tête, comme elle l’a raconté dans le livre « Rendez-moi ma fille ».

Elle n’a de contacts avec la fillette que par téléphone

En 2001, une petite fille, prénommée Aya, naît à Hyères (Var), reconnue par son père. Le couple connaît des soubresauts et finit par se séparer. Sous la pression de Sattam, la jeune Française se rend à Riyad en septembre 2008 pour qu’Aya puisse voir son père. A leur arrivée à l’aéroport, leurs passeports sont confisqués et la mère et la fille séparées. Candice raconte avoir alors été enfermée dans une pièce insalubre et avoir subi des violences physiques et morales tant du prince que de sa belle-famille, qui l’accuseraient selon elle d’avoir renié sa religion musulmane pour se convertir au judaïsme. Une apostasie considérée en Arabie saoudite comme un crime passible de la peine de mort. Candice parvient à fuir. L’ambassade de France à Riyad met alors tout en œuvre pour aider la jeune mère, qui, au fil des mois, parvient régulièrement à voir sa fille, élevée par sa grand-mère paternelle.
Ce n’est qu’en juin 2009 que Candice parvient à récupérer son passeport. Elle quitte le royaume, contrainte de laisser Aya derrière elle. Elle ne l’a jamais revue depuis et ne peut lui parler que par téléphone. La consule de France à Riyad, elle, rend régulièrement visite à Aya. « C’est une petite fille curieuse, enjouée, qui s’intéresse à tout. Une petite fille de son âge, excellente élève, très douée dans l’apprentissage des langues », souligne la diplomate, qui n’a observé aucun signe laissant supposer que l’enfant est malheureuse ou maltraitée. Et de préciser qu’Aya ne prononce jamais le mot « maman ». Elle l’appelle Candice.

 

Le Parisien